Le Judo français


En 1954 fut créée l’Union Fédérale française d’Amateurs de Judo Kodokan (UFFAJK), s’opposant à la Fédération Française de Judo.
1956 est l’année du premier championnat du monde à Tokyo et celle de lacréation de la FFJDA (Fédération Française de Judo et Disciplines Assimilées), à partir de la réunification de l’UFFAJK et de la FFJ. Mais, dans le même temps, le Collège National des Ceintures Noires, animé par M. Jazarin, reprend son autonomie.
En 1957, sont créées trois catégories de poids aux championnats d’Europe (légers, moyens et lourds). En 1965, deux nouvelles catégories de poids s’ajoutent, complétées en 1977, à sept catégories.

En 1971, un protocole d’accord est signé entre la FFJDA et le Collègedes Ceintures Noires, la réunification devenant effective en1974.
Enfin, 1972 marque la reconnaissance définitive du judo comme discipline olympique. Durant ces quinze années, les effectifs passaient de trente mille à deux cent soixante mille pratiquants. La progression était également qualitative puisqu’aux Jeux Olympiques de Munich, en 1972, la France s’adjugeait trois médailles de bronze (J-J Mounier, J-P Coche, et J-CBrondani), que Jean-Luc Rougé devint champion du monde à Vienne en 1975, et que Thierry Rey obtint l’or en super-légers aux championnats du monde de 1979 tandis que des médailles d’argent revenaient à Delvingt, à Tchoulloyan, à Sanchis et à Rougé. Le judo féminin est intégré aux Jeux Olympiques à partir des Jeux de Barcelone en 1992.

 

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Résultats éloquents d’un travail en profondeur, reflet d’une excellente organisation au niveau national, répercutée à tous les niveaux par des cadres compétents, 1979 a été une date pour le judo français honoré par ailleurs de la promotion de Henri Courtine, 7e Dan, directeur de la FFJDA, élu directeur sportif de la Fédération Internationale de Judo à son Congrès de décembre de la même année. Certes, le judo a changé depuis l’époque du petit dojo du temple Eisho-ji, mais cette mutation doit être considérée comme un enrichissement dans la mesure où, aujourd’hui, il peut s’adresser à tout le monde. Il coexiste en effet diverses formes de judo, à la base technique commune, quoique d’intensités et de finalités différentes. Et l’on peut passer de l’un à l’autre en fonction de son âge ou d’un centre d’intérêt qui est lui-même évolutif. C’est toute la vocation d’un art de vie, qui ne se satisfait pas d’être un révélateur momentané pour une élite sportive. Et c’est là toute la valeur du message laissé par Jigoro Kano.

Sources : Judo Pratique de T. Inogai & R.Habersetzer et Encyclopédie des Arts Martiaux de l’Extrème Orient de G.et R. Habersetzer